Rhonda, une utilisatrice de fauteuil roulant, regardant sur le côté et souriant.

Vous avez le droit d’être en sécurité.

Avant de commencer. Ce module comprend des sujets difficiles.
Vous pouvez faire une pause à tout moment.
Vous pouvez parler à quelqu’un en qui vous avez confiance.
Vous n’avez pas à traverser une épreuve tout seul.

Pourquoi est-ce que ce module est important? Les personnes en situation de handicap ont une longue histoire au cours de laquelle elles ont été maltraitées, ignorées ou pas crûes (module 3).

Beaucoup d’entre nous ont vécu dans des institutions où la maltraitance et la négligence étaient quotidiennes. 

Aujourd’hui encore, on est plus susceptibles d’être blessés ou maltraités que les personnes qui ne sont pas en situation de handicap. Près de 4 personnes en situation de handicap sur 10 ont été frappées, touchées d’une manière qu’elles ne voulaient pas, ou volontairement blessées.

Pour les personnes ayant des troubles de santé mentale, ce chiffre est encore plus élevé. Environ 7 personnes sur 10 ont été blessées de cette manière à un moment ou à un autre de leur vie.

C’est pourquoi il est si important de savoir à quoi ressemblent la maltraitance et la négligence, afin de pouvoir en parler, obtenir de l’aide et rester en sécurité.

On doit tous savoir :

  • ce que sont les abus, la négligence et la maltraitance
  • comment reconnaître que quelque chose ne va pas
  • que faire et à qui parler si quelque chose arrive
  • Vous avez le droit d’être en sécurité. Vous avez le droit de vous exprimer.

Tout le monde a le droit d’être en sécurité

Vous avez le droit :

  • de vous sentir en sécurité
  • d’être respecté
  • d’être traité de manière juste
  • de dire non
  • de parler si quelque chose ne va pas

Ces droits sont protégés par des lois au Canada, y compris la Charte canadienne des droits et libertés.

L’abus, c’est quoi?

L’abus, c’est quand quelqu’un vous fait volontairement du mal. Ce n’est pas un accident. C’est un choix que quelqu’un fait, et c’est toujours mal.

L’abus peut arriver de différentes manières. Il peut venir de n’importe qui : un travailleur de soutien, un membre de la famille, un colocataire, un ami ou un étranger. L’abus, c’est une question de pouvoir. Quelqu’un utilise ses mots, ses actions ou son contrôle pour vous faire sentir effrayé, petit ou en danger.

Voici quelques-uns des types d’abus les plus courants et ce à quoi ils peuvent ressembler :

Une personne frappant une autre personne

Abus physique
C’est quand quelqu’un utilise son corps pour vous blesser ou vous effrayer. Exemples :

  • frapper, gifler, donner des coups de pied ou de poing
  • pousser, attraper, secouer ou pincer
  • vous tordre le bras ou vous tirer les cheveux
  • utiliser trop de force pour vous aider à vous habiller ou à vous déplacer
Une personne qui crie après une autre personne

Emotional abuse Abus émotionnel
C’est quand quelqu’un fait exprès de vous faire vous sentir dévalorisé, effrayé ou embarrassé. Exemples :

  • vous crier ou hurler dessus
  • vous traiter de tous les noms ou vous dire des choses méchantes
  • se moquer de vous ou de votre handicap
  • vous ignorer ou ne pas vous parler
  • vous traiter comme un enfant alors que vous êtes un adulte
  • vous blâmer injustement ou vous menacer
  • vous donner l’impression que vous n’avez pas d’importance
Une main et une personne

Abus sexuel
C’est quand quelqu’un vous touche ou vous parle de choses sexuelles sans votre permission. Exemples :

  • toucher vos parties intimes alors que vous ne le voulez pas
  • vous montrer des photos ou des vidéos sexuelles
  • faire des blagues ou des commentaires sexuels par rapport à votre corps
  • faire pression sur vous ou vous forcer à faire quelque chose de sexuel
  • ne pas écouter quand vous dites « non » ou « arrête »
Inflation

Abus financier
C’est quand une personne prend ou contrôle votre argent, votre carte bancaire ou vos affaires sans votre permission ou votre pleine compréhension. Parfois, l’abus financier peut commencer par une « aide », puis devenir lentement du contrôle. Si vous ne vous sentez pas en sécurité ou si vous pensez que vous n’avez pas le contrôle de votre argent, c’est un signal d’alarme. Vous avez le droit de vous exprimer et d’obtenir de l’aide. Exemples :

  • prendre votre argent ou vos objets personnels
  • utiliser votre carte bancaire sans vous le demander
  • vous dire ce que vous pouvez ou ne pouvez pas acheter
  • garder votre carte d’identité, votre carte bancaire ou votre portefeuille
  • vous faire signer des documents que vous ne comprenez pas
  • vous demander d’acheter des choses pour quelqu’un d’autre ou de donner de l’argent à quelqu’un d’autre
  • contrôler toutes vos dépenses, de sorte que vous n’ayez pas votre mot à dire

La négligence, c’est quoi?

La négligence, c’est quand quelqu’un est censé vous appuyer mais ne le fait pas. Exemples :

  • ne pas vous aider à prendre vos médicaments
  • ne pas vous emmener chez le médecin ou le dentiste
  • ne pas vous donner de la nourriture, des vêtements propres ou de l’aide pour votre hygiène
  • vous laisser seul quand vous avez besoin de soutien
  • ne pas garder votre maison en sécurité et chauffée

La maltraitance, c’est quoi?

La maltraitance, c’est quand on est traité de manière injuste ou sans attention. Ça peut inclure :

  • être moqué
  • être exclu
  • se faire rabaisser
  • être contrôlé ou ignoré

Signes que quelque chose ne va pas

Vous pourriez remarquer des choses comme :

  • des bleus ou des blessures que personne n’a expliqués
  • quelqu’un qui semble avoir peur ou être triste, ou qui est très silencieux
  • vêtements sales, pas de nourriture ou personne mise à l’écart
  • de l’argent ou des biens qui manquent
  • quelqu’un qui dit ne pas se sentir en sécurité

Si quelque chose ne vous semble pas normal, faites confiance à votre instinct.

Qui peut faire du mal?

N’importe qui peut être un maltraiteur. Ça peut être :

  • un travailleur de soutien
  • un membre de la famille
  • un colocataire ou un ami
  • un médecin
  • un étranger

Si quelqu’un vous fait du mal, ce n’est jamais de votre faute.

Où est-ce que l’abus peut arriver?

L’abus peut arriver n’importe où. Ça peut être :

  • à la maison
  • au travail
  • à l’école
  • dans un programme de jour
  • à la maison d’un membre de la famille ou d’un ami
  • dans des lieux publics comme les centres commerciaux, les cinémas ou les restaurants
  • à l’hôpital

Qu’est-ce que vous pouvez faire?

Vous n’êtes pas obligé de faire face à la situation tout seul. Si vous avez l’impression que quelque chose ne va pas ou si vous n’êtes pas sûr, vous pouvez demander à :

  • un travailleur de soutien de confiance
  • un ami ou à un membre de votre famille
  • une infirmière ou à un médecin
  • un chef d’équipe ou à un superviseur
  • un travailleur social ou un travailleur des services communautaires (Manitoba)
  • la police (si vous êtes en danger)
  • une ligne téléphonique de protection ou de plainte dans votre province ou territoire

Ce n’est pas nécessaire d’expliquer parfaitement ce qui s’est passé.
Racontez simplement ce qui s’est passé du mieux que vous pouvez : en personne, au téléphone ou avec de l’aide.

La personne à qui vous en parlez peut :

  • vous aider à signaler l’incident au bon endroit
  • s’assurer que vous êtes en sécurité
  • parler à d’autres personnes qui peuvent aider
  • vous soutenir émotionnellement par rapport à ce qui s’est passé
  • créer un plan de sécurité avec vous
  • aider à mettre fin à l’abus

L’aide existe, mais il faut commencer par parler à quelqu’un quand quelque chose ne va pas.

Et si on ne vous écoute pas?

Continuez. Si quelqu’un n’écoute pas la première fois, dites-le à quelqu’un d’autre. Vous n’allez pas vous attirer des ennuis.
Vous avez le droit de vous exprimer jusqu’à ce que quelqu’un vous aide.

Si vous habitez au Manitoba

Au Manitoba, vous pouvez signaler les mauvais traitements ou la négligence par rapport à un adulte ayant une déficience intellectuelle en communiquant avec l’Unité provinciale d’enquêtes sur la protection :

Un livre

Ces outils et liens peuvent vous aider à continuer à en apprendre plus sur vos droits et responsabilités. Ils sont faits pour les personnes en situation de handicap et les personnes qui les appuient.

Une chaîne de trombones
Gros plan sur Paul, un membre du comité, dans une classe

Un message de Paul…

Personne ne doit être négligé. Si vos activités de la vie quotidienne sont négligées, vous devez dire quelque chose. N’attendez pas. J’ai eu affaire à un soignant qui négligeait beaucoup mes activités de la vie quotidienne. Je ne recevais pas les soins dont j’avais besoin. Je savais qu’il fallait que je parle, mais quand j’essayais, on ne m’écoutait pas ou on était trop occupé pour m’écouter. Je n’ai rien dit à personne pendant plus d’un an.

Ce n’est que quand j’ai eu une conversation avec un ami qui m’a dit que « sortir de cette situation est la bonne chose à faire » que j’ai su que je devais parler de mes options à mon gestionnaire de cas. Quand j’ai parlé à mon gestionnaire de cas, il m’a donné les options que je cherchais. J’ai parlé de ces choix à mon père pour qu’il m’aide à prendre une décision. J’ai choisi de changer de situation de soins, ce qui était beaucoup mieux pour moi.

J’ai appris que je n’avais pas à supporter la négligence et que je pouvais parler quand j’ai besoin de quelque chose. Je suis content d’avoir eu une équipe autour de moi qui pouvait m’écouter et me donner des options. J’espère que ça aidera d’autres personnes à ne pas vivre ce que j’ai vécu. Je veux que les autres n’attendent pas pour dire quelque chose et qu’ils obtiennent l’aide dont ils ont besoin.

Un livre

Ces outils et liens peuvent vous aider à continuer à en apprendre plus sur vos droits et responsabilités. Ils sont faits pour les personnes en situation de handicap et les personnes qui les appuient.

Une chaîne de trombones
Kelsey et Donovan discutent dans un café pendant une réunion de comité

À qui est-ce que je peux parler?

C’est important de savoir que vous n’êtes pas seul.

Si vous avez l’impression que quelque chose ne va pas ou n’est pas sécuritaire, il y a des gens à qui vous pouvez parler.

Pour vous aider à vous rappeler qui sont ces personnes, on a créé une activité simple qui s’appelle « À qui est-ce que je peux parler? ».

Cette activité vous donne l’occasion de :

  • noter les noms et les numéros de téléphone des personnes en qui vous avez confiance
  • faire un suivi des personnes-ressources importantes
  • savoir qui appeler si vous ne vous sentez en sécurité ou si vous n’êtes pas sûr

Vous pouvez télécharger et imprimer cette page ou la remplir sur votre ordinateur.

Gardez-la dans un endroit sûr et facile d’accès.

Un livre

Ces outils et liens peuvent vous aider à continuer à en apprendre plus sur vos droits et responsabilités. Ils sont faits pour les personnes en situation de handicap et les personnes qui les appuient.

Une chaîne de trombones

Réflexions Finales

Vous avez le droit de vivre à l’abri des abus, de la négligence et de la maltraitance.
Vous méritez de vous sentir en sécurité, respecté et entendu.

Si vous avez l’impression que quelque chose ne va pas, dites-le. Ne l’ignorez pas.
Vous n’êtes pas seul. Des gens vont écouter.
Et ce n’est jamais de votre faute.

Si vous ne vous sentez pas en sécurité ou si vous avez des doutes, voici encore une fois la liste des personnes à qui vous pouvez parler :

  • un travailleur de soutien de confiance
  • un ami ou à un membre de votre famille
  • une infirmière ou à un médecin
  • un chef d’équipe ou à un superviseur
  • un travailleur social ou un travailleur des services communautaires (Manitoba)
  • la police (si vous êtes en danger)
  • une ligne téléphonique de protection ou de plainte dans votre province ou territoire
Un livre

Ces outils et liens peuvent vous aider à continuer à en apprendre plus sur vos droits et responsabilités. Ils sont faits pour les personnes en situation de handicap et les personnes qui les appuient.

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